Gouvernement Princier de Monaco

Des moyens de secours coordonnés

Au cœur du dispositif : le Plan Or.Mo.Se  et le Centre National de Gestion de Crise (CNGC)

Le Plan Or.Mo.Se a pour objectif d’apporter une réponse à toutes les crises exceptionnelles, à l’échelle nationale ou internationale, dans le domaine de la sécurité civile ou de la protection des populations. Pour sa mise en œuvre, les acteurs exploitent les locaux et les moyens du CNGC qui permet : 

  • De regrouper tous les acteurs et les décideurs pour permettre d’apporter une réponse exhaustive et rapide à un problème posé
  • De fournir des informations pertinentes à la population et/ou aux médias
  • D’assurer la continuité de cette réponse 24h/24h 

Le CNGC est situé au premier sous-sol de l’immeuble abritant le Conseil National. Il dispose d’une superficie de 250m².  Son accès principal se fait par la ruelle Chanoine Georges Franzi.

Les locaux du CNGC sont totalement aveugles (aucune fenêtre)  pour des raisons de confinement et de sécurité. Ils abritent des matériels sensibles (informatique, tableaux interactifs…), des données confidentielles (coordonnées des autorités, plans d’intervention…), des stations de communication directement connectées au réseau numérique de sécurité Cardelina.

Ils hébergent neuf cellules (Crise, Directeurs Généraux, Secours Sauvetage, Soins Médicaux Entraide, Police & Circulation, Environnement & Urbanisme, Presse, Aménagement Urbain & Sociétés concessionnaires, Mairie), une zone de réflexion commune et un Secrétariat. Ces salles sont équipées de postes de travail ainsi que de matériel informatique et de communication (liaisons téléphoniques, satellitaires et spécialisées).

La Compagnie des Carabiniers du Prince est en charge de la logistique du CNGC, qui doit être accessible et opérationnel 24h/24, 365 jours par an.

Des plans de secours adaptés aux événements

S’inscrivant dans le dispositif général de sécurité civile, les plans de secours organisent la mobilisation, la mise en  œuvre et la coordination des actions de tous les intervenants participant à la protection générale des populations.

Ces plans opérationnels constituent une organisation globale de gestion des événements, adaptée à leur nature, leur ampleur et leur évolution.

Faire face aux événements graves : le plan « OR.MO.SE »

Élaboré pour la première fois en mai 1988, le plan OR.MO.SE. (Organisation Monégasque des Secours) a été conçu en prévision d’événements graves susceptibles de mettre en péril de nombreuses vies humaines ou de causer d’importants dommages aux biens. Il est régulièrement actualisé pour répondre aux évolutions de la Principauté.

Il est destiné à faciliter la mobilisation et l’engagement de moyens exceptionnels lorsque les moyens ordinaires des services de secours risquent d’être dépassés par l’importance d’une catastrophe technologique ou naturelle. A ces fins, il recense les moyens publics et privés susceptibles d’être mis en oeuvre en cas de catastrophe et définit les conditions de leur emploi par l’autorité compétente pour diriger les secours.

Il est déclenché par le Ministre d’État (ou par le Conseiller de Gouvernement - Ministre de permanence) qui assure la direction générale des opérations.

Secourir de nombreuses victimes : le plan « ROUGE »

Il s’agit d’une stratégie d’action pré-établie en vue d’un événement brutal entraînant ou pouvant entraîner de nombreuses victimes.

Il permet une montée en puissance graduelle des moyens en fonction du nombre de victimes.

Afin d’anticiper la mise en oeuvre le plan rouge peut être déclenché par l’officier de permanence du Corps des sapeurs-pompiers ; les premiers chef d’agrès du Corps des Sapeurs-Pompiers ; le premier médecin sur place.

Faire face aux chutes d’aéronefs : le plan « ACCIDENT D’AERONEF »

Ce plan spécialisé répond au danger d'une chute d'aéronef sur le territoire de la Principauté. Ce danger est essentiellement lié à l'activité de l'héliport : si la majeure partie des mouvements d'hélicoptères a lieu aux abords de la base, le survol de la zone habitée est quelquefois autorisé pour d'impérieux motifs. Le plan s’applique également en cas d’amerrissage forcé dans les eaux territoriales.

Protéger l’environnement marin : le plan « POLMAR »

La préservation de l’environnement marin et de son écosystème a toujours été une des préoccupations majeures de la Principauté. En raison des menaces que représente la pollution par les hydrocarbures mettant en cause des navires, un plan secours spécialisé a été créé afin de mettre en oeuvre un système de lutte rapide et efficace contre les événements de ce type.

Compte tenu des moyens maritimes monégasques disponibles, le plan POLMAR est adapté à la lutte contre des pollutions limitées, susceptibles d’atteindre les côtes monégasques.

En cas de pollution importante au large des côtes, le recours à la coopération internationale est indispensable.

L’étroitesse des eaux monégasques et leur inclusion dans les eaux françaises imposent, dès le stade de la pré alerte, un échange réciproque d’information avec :

  • Le CROSSMED (MRCC LA GARDE) chargé en France de centraliser les informations sur les pollutions en mer et de coordonner les interventions de recherche et de constatation des infractions
  • Le SEMAPHORE du CAP FERRAT qui entretient en permanence une situation du plan d’eau au large des côtes monégasques

Le plan POLMAR peut également être déclenché dans le cadre du plan RAMOGEPOL, défini par l'accord RAMOGE. Cet accord,  signé entre la France, Monaco, et l'Italie, coordonne les trois pays dans la surveillance et la réponse à apporter d'événements de pollution marine dans les eaux côtières qui couvrent la région Provence-Alpes- Côte d'Azur, les eaux territoriales monégasques ainsi que la région Ligurie.

Faire face aux risques radioactifs et toxiques : le plan « RADTOX »

Ce plan de secours a été élaboré afin de prendre en compte les risques liés aux substances toxiques et les conséquences d'une contamination par ces dernières.

Il s’accompagne de la mise en œuvre de matériels spécifiques de détection et de décontamination collective sous une seule et même autorité, avec un concept d’intervention identique.

L’objectif principal du plan « RADTOX » est le sauvetage et la préservation des vies humaines.

Secourir des naufragés : le plan « SECNAV»

Le plan de secours à naufragés « SECNAV » fixe l’organisation des secours maritimes et terrestres à mettre en place dès que la situation d’un navire laisse présager qu’un incident survenu sur celui-ci doit entraîner l’évacuation des passagers et/ou la récupération de victimes dans l’eau.

L’objet de ce plan est de préciser les mesures à prendre, les moyens de secours à mettre en oeuvre et les missions de l’ensemble du personnel concerné par le  sauvetage en mer et l’accueil à terre d’un grand nombre de victimes d’un sinistre maritime.

Le plan de secours du tunnel routier Rainier III

Le caractère binational du tunnel routier Rainier III a conduit à la signature, le 11 octobre 2001, d’une convention entre la Principauté et la France, relative à la sécurité dans le tunnel reliant le réseau routier monégasque a la Route Métropolitaine 6007 (ex RN7).

Cet accord précise que le Préfet des Alpes-Maritimes, pour la partie française et le Conseiller du Gouvernement - Ministre de l’Intérieur, pour la partie monégasque, établissent conjointement un plan de secours qui définit les services a alerter et les modalités de commandement, d’intervention et d’information réciproque des Sapeurs-pompiers français et monégasques ; des Services d’urgence médicale français et monégasques ; de la Gendarmerie et de la Police nationale françaises et de la Sûreté Publique Monégasque.

Les mesures de ce plan de secours visent à coordonner de la façon la plus efficace possible l’action de l’ensemble des services monégasques et français concernés par la mise en oeuvre des secours, l’aide aux victimes étant prioritaire.

Le plan de secours du tunnel ferroviaire SNCF

Dans le cadre de l'accord d'assistance mutuelle entre la France et la Principauté de Monaco, les deux États ont décidé, en octobre 2010, de la nécessité d'élaborer un plan de secours binational pour l'ouvrage SNCF à l'instar des dispositions prises pour le tunnel routier Rainier III.

Il définit ainsi l'organisation de chaque pays face à un accident majeur dans l'ouvrage en précisant d'une part, la compétence territoriale du Commandant des Opérations de Secours et d'autre part, les moyens de transmission permettant de coordonner les actions sur le terrain. Il définit également la communication de crise réalisée en commun sur le terrain par les autorités des deux Pays.

Outre les moyens opérationnels déployés sur le terrain, coordonnés à partir d'un poste de commandement fixe situé en Gare, le plan binational SNCF intègre une montée en puissance de la structure de commandement nécessitant l'activation du Centre Opérationnel Départemental de la Préfecture des Alpes-Maritimes et du Centre National de Gestion de Crise de la Principauté.